Een kijk op het verkiezingsproces door partnerorganisatie CRONGD

Interview met CRONGD, partnerorganisatie van 11.11.11 in DR Congo

logo_CRONGSuzanne en Marcel, de 11.11.11-medewerkers in Kinshasa, peilden bij onze partnerorganisaties naar hun verwachtingen, impressies, hoop en vrees, maar ook naar hun eigen acties en aanbevelingen rond de aankomende verkiezingen. Vandaag geeft onze partner CRONGD Sud Kivu (Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementales de Développement du Sud-Kivu) zijn kijk op het verkiezingsproces.

CRONGD Sud Kivu, de provinciale koepel van de ontwikkelingsorganisaties in Zuid-Kivu, is sinds 1989 actief in één van de meest onstabiele en onveilige regio's van Congo. Overleven wordt moeilijk als je niet meer naar de akker of naar de markt kan zonder het risico te lopen verkracht of bestolen te worden door militieleden of soldaten. In deze moeilijke context, waarbij de overheid haar taak om de bevolking bescherming en perspectief te bieden, niet opneemt, is de rol van de lokale ngo's ontzettend belangrijk.

Lokale ngo's brengen mensen samen, bundelen de krachten om aan de dagelijkse problemen het hoofd te bieden. Ze vangen door het geweld getraumatiseerde vrouwen en kinderen op, ze geven via microkredieten en vorming economisch perspectief aan gezinnen. Ze leren de bevolking wat democratie is en wat hun rechten zijn. Waarom het belangrijk is om hun stem uit te brengen.

CRONGD Sud Kivu brengt al deze lokale ngo's samen. Ze komt bij de provinciale overheid op voor hun belangen. Via uitwisseling en vorming tracht de koepel de ngo's professioneler en sterker te maken.



Pensez-vous que les élections de novembre 2011 vont apporter quelque chose de positif au pays et à votre travail au sein de la société civile?

Les élections de novembre 2011 peuvent effectivement apporter quelque chose de positif à la RDC si elles sont organisées dans la transparence et l'équité. A mon avis si la RDC parvient à réussir ces élections, elle aura franchi un grand pas dans le renforcement de la démocratie. Cela pourra même garantir la réussite des élections ultérieures, du fait que la population aura acquis une certaine culture démocratique. Néanmoins sur le plan socio-économique ces élections ne pourront apporter quelque chose de bien que si elles permettent la mise sur pied des institutions sérieuses susceptibles de mettre fin à la situation actuelle de mal gouvernance. Sinon la population continuera à souffrir et à se demander à quoi servent les élections, comme c'est le cas maintenant. Nos attentes au sein de la société civile est de voir les élections permettre à notre province d'avoir des dirigeants honnêtes et ouverts aux discussions et aux conseils, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui.



Quelles actions avez-vous développées ou comptez-vous développer pour que ces élections apportent quelque chose de positif au pays et à votre travail au sein de la société civile?

Depuis quelques mois le CRONGD Sud-Kivu sensibilise la population sur la nécessité d'améliorer la représentation politique des femmes au parlement national et à l'assemblée provinciale. Cette sensibilisation se fait au moyen des émissions radio et des contacts ciblés. C'est dans le cadre du programme d'appui au processus de décentralisation et de la bonne gouvernance appuyé par 11.11.11 et l'Union Européenne.

Dans le cadre du projet dialoguer et participer, en collaboration avec la fondation KONRAD et le CNONGD, nous avons organisé au mois d'août à Bukavu, un atelier de dialogue entre les partis politiques, les commandants de la police et les organisations de la société civile, en vue de contribuer à la tenue des élections apaisées au Sud-Kivu.

En collaboration avec le RECIC, nous allons entamer la sensibilisation de la population afin de bien voter, organiser des rencontres entre les partis politiques et organiser des discussions entre les candidats députés et la population


Que pensez-vous du processus électoral en cours? Est-il conforme aux standards nationaux et internationaux en vigueur en la matière?
Hors mis quelques erreurs on peut dire que le processus électoral actuel en RDC est conforme aux standards nationaux et internationaux.



Quel regard portez-vous sur le processus électoral en cours par rapport à celui de 2005?

  • Faible engouement de la population avec risque d'un taux de participation dérisoire
  • Faible contrôle de l'âge des enrôlés. D'où un taux élevé des mineurs enrôlés dans toutes les provinces du pays.
  • Faible organisation logistique.


Quelles seraient d'après vous les points positifs et les points négatifs du processus électoral en cours?

Points positifs
  • Moins couteux
  • Inclusive (participation du plus ancien parti de l'opposition UDPS)
Points négatifs
  • Déficit de communication entre les partis politiques de l'opposition et la CENI
  • Election présidentielle en un seul tour : risque d'avoir à la tête du pays un Président moins consensuel, doté de peu de légitimité.
  • Enrôlement dans les groupes sociaux non habiletés (les mineurs, les militaires et les policiers)

Que pensez-vous de la contribution des observateurs internationaux des élections?

Les observateurs internationaux ont un grand rôle à jouer du fait qu'ils peuvent dissuader des manœuvres éventuelles de fraudes électorales. En plus leur témoignage pourrait rendre crédibles les résultats des élections aussi bien au niveau national qu'international.



Quels seraient d'après vous les principaux dangers qui guettent le processus électoral en cours et que faire pour les prévenir?
La contestation des élections pouvant déboucher sur les atrocités et les troubles. En guise de prévention, il faut rendre les élections le plus transparentes possible et affecter un très grand nombre d'observateurs. Pour cela la CENI doit demeurer ouverts à tous les partis politiques en vue d'éviter des suspicions.

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